Mon quotidien d’artiste

Hugo Landry Mon quotidien d'artiste

J’étais à la recherche d’un nouveau sujet pour mon blog et en discutant avec une amie, plusieurs sujets potentiels me sont apparus. Elle me posait des questions sur mon parcours, mon travail et mon rythme de production. J’ai l’impression que pour certains, j’oserais même dire plusieurs, la vie au quotidien d’un artiste peintre est floue, voir parfois idéalisée. L’idée de démystifier ma réalité m’est donc apparue pertinente. Dans cet article, je n’ai pas la prétention de parler de la réalité des autres artistes. Chacun son rythme de travail et sa vision sur le sujet!

Un historique s’impose

Pour avoir été, auparavant, dans un autre secteur de travail, il est clair que mon mode de vie a changé. Dans une autre vie (j’aime beaucoup dire ça), j’étais designer graphique à mon compte. Je travaillais comme un fou sur différents mandats. Mon horaire était réglé au quart de tour et je n’avais pas une minute à moi. J’étais rongé par l’anxiété (drôle d’expression j’en conviens).

Maintenant, je vis entièrement de ma peinture. Plus question de revenir à cette ancienne vie. Plus question non plus de m’emprisonner dans un rythme de travail aussi difficile. J’ai des moments de production intense, où je commence très tôt et fini tard le soir. Cependant, l’une de premières règles à laquelle je me suis contrainte, est de ne pas charger mon horaire et de garder le plus de liberté possible.

Au quotidien

Contrairement à ce que certains pourraient croire, je ne peins pas uniquement lorsque je me sens inspiré. Autrement, la plupart de mes tableaux n’auraient jamais vu le jour et ma production en souffrirait considérablement. Il faut peindre beaucoup pour évoluer.  Je dois créer plusieurs désastres artistiques pour arriver à un résultat dont je sois fier et que je présenterais en galerie. Ce n’est pas tous mes tableaux qui sortiront de l’atelier. Certains resteront cachés jusqu’à ce que je décide de les retravailler… Certains ne survivront pas! Sélection naturelle, c’est la vie, que voulez-vous 😉

Je peins presque tous les jours. Je ne réalise pas nécessairement de nouvelles oeuvres quotidiennement, mais je me discipline, au minimum, à faire des ébauches. J’ai aussi des périodes où je sors complètement de ma zone de confort et réalise des trucs différents de ce que je fais habituellement. Ces tableaux me serviront peut-être dans le futur. Sinon, ils me permettent d’explorer et de découvrir de nouvelles techniques parfois pertinentes.

Et aussi

En plus de créer, beaucoup de temps est consacré à mon site Web. Il doit être tenu à jour quotidiennement. Je passe aussi beaucoup de temps à rédiger pour les médias sociaux. Il y aussi le démarchage… C’est essentiel d’être bien représenté à Québec, mais ce serait intéressant, voir important, que je sois aussi représenté à l’extérieur.

Je passe aussi du temps à la Galerie d’art Nob Hill dans le Vieux-Port de Québec. Ce précieux temps à la galerie me permet, entre autre, de rencontrer des amateurs d’art et de faire connaître mon travail ainsi que les oeuvres des autres artistes représentés par cette galerie. Des artistes dont j’adore le travail. Ce contact avec le public est un privilège que peu d’artistes ont et il est crucial dans mon cheminement.

Donc

Contrairement à ce que plusieurs peuvent croire, vivre de son art n’est pas de tout repos. Il faut investir beaucoup de temps dans sa création. Il faut y croire et penser qu’on pourra vendre suffisamment pour continuer à en vivre. On s’entend, je suis un jeune artiste émergent. J’ai encore peu de reconnaissance. Je travaille, pour qu’un jour, peut-être, mes tableaux puissent être reconnus à une autre échelle. L’idée, c’est surtout de durer! Mais tout cela est un autre sujet.

20

Partagez l'article!

D’autres articles à lire!